Comment créer votre sécurité professionnelle?

Avez-vous peur de perdre votre emploi?

Vous vous sentez mal à l’aise dans votre travail du fait de changements permanents dans votre service ou structure?

Vous vous sentez presque paralysé·e du fait de l’augmentation du chômage, de la crise, du burnout, et de tous les maux liés au travail etc?

La sécurité est un des besoins primaires de tous les Êtres Humains (pour ne pas dire tous les Êtres vivants).

 

Dans un monde qui va vite, qui change perpétuellement, assouvir ce besoin de sécurité devient (très) difficile.  

Pourtant, certaines personnes y parviennent et sont heureuses et épanouies dans leur vie professionnelle?

Comment font-elles?

C’est le sujet sur lequel j’ai été interviewée sur NC1ère la radio, jeudi 19 mars 2020.

Nous parlons de gestion de carrière, de télétravail, et de confinement lié à la crise du COVID-19 (dit coronavirus).

Isabelle Laran, consultante parle également de son expérience et comment elle est passée de DAF à directrice d’Initiative NC pour être aujourd’hui à son compte et intervenante en gestion de projet économique.

 

https://youtu.be/NqtpR-E0Byg

Finalement, les sujets sont vastes et 40 minutes, c’est court, je vous fais ci-dessous un résumé en apportant quelques compléments d’informations. Et l'écris est beaucoup plus structuré que l'interview.

Avez-vous peur de perdre votre emploi?

Vous vous sentez mal à l’aise dans votre travail du fait de changements permanents dans votre service ou structure?

Vous vous sentez presque paralysé·e du fait de l’augmentation du chômage, de la crise, du burnout, et de tous les maux liés au travail etc?

La sécurité est un des besoins primaires de tous les Êtres Humains (pour ne pas dire tous les Êtres vivants).

Dans un monde qui va vite, qui change perpétuellement, assouvir ce besoin de sécurité devient (très) difficile.  

Pourtant, certaines personnes y parviennent et sont heureuses et épanouies dans leur vie professionnelle?

Qu’est-ce que la sécurité professionnelle?

Nous entendons beaucoup parler de la sécurité au travail. Elle permet aux personnes de travailler sans danger, aussi bien au niveau physique que psychologique.

La sécurité professionnelle y est associée, mais elle est, selon moi, le sentiment de confiance et de stabilité que nous pouvons ressentir dans sa vie professionnelle. Elle est personnelle à chacun·e (d’où « sentiment »). Dans une même situation, une personne va se sentir en sécurité, et une autre en insécurité.

Elle est donc associée à des peurs, issues de l’expérience et de la confiance des personnes.

Pour augmenter ce sentiment de confiance en l’avenir et donc ce sentiment de sécurité, une des solutions les plus efficaces et l’ « autogestion de carrière ».

Qu’est-ce que l’autogestion de carrière?

Ce que j’appelle l’autogestion de carrière passe par prendre en main par soi-même ce que vous voulez obtenir dans votre vie professionnelle. Ensuite, vous vous créez votre vie, en mode LifeDesign.

Il s'agit ici de vous former par vous-même pour aller vers une carrière plus riche et plus épanouissante. Vous choisissez ce qui fait sens pour vous dans une relation gagnant-gagnant avec votre employeur·se.

Vous développez votre employabilité (c'est-à-dire votre capacité à être recrutée). Et vous participez à rendre votre entreprise plus performante (et garantir la pérennité de votre poste ;) ) 

L’autogestion de carrière est un cycle d’amélioration continue. Cela signifie que vous pouvez ajuster et améliorer au fur et à mesure et selon vos besoins, pour aller vers un épanouissement total.^V

COMMENT CONSTRUIRE SA SÉCURITÉ PROFESSIONNELLE ÉTAPE PAR ÉTAPE?

Voyons ces étapes d’un peu plus près. 

1. Apprendre à bien se connaître

La première chose (et certainement la plus importante quel que soit le sujet que vous envisagez) est d’apprendre à bien vous connaître.

Cela est souvent difficile du fait d’une vie quotidienne bien chargée. Nous pouvons être amené·e·s à suivre le flux sans se poser de questions. Et finalement, nous pouvons arriver au sentiment de porter un masque qui ne nous convient pas et ancré par l’entourage.

Pour (re)découvrir qui vous êtes vraiment, il faut tester et expérimenter. Mais finalement, le plus important est de (ré)apprendre à vous écouter. Votre corps vous envoie en permanence des informations, à travers les émotions que vous ressentez.

Si vous avez une boule au ventre, le matin, avant d’aller au travail, il est fort à parier, que vous n’êtes pas dans quelque chose qui vous convient.

À contrario, si le soir, après une journée de travail, vous êtes toujours pleins d’énergie, motivé·e et avec un sentiment de satisfaction, alors vous êtes au bon endroit. 

Dans cette étape, vous définissez également précisément ce dont vous avez besoin et où vous aimeriez aller dans un an, deux ans, ou 5 ans (ou plus, si vous arrivez à vous projeter à long terme).

À partir du moment où vous savez qui vous êtes et ce dont vous avez envie et besoin, vous pouvez définir ce que vous souhaitez apprendre ou développer comme ressource (compétences, savoir, savoir-être, etc).

2. Rédiger un plan d’action.

La deuxième étape est de décrire les étapes à réaliser. Vous savez ce que vous voulez développer et vers quoi vous souhaitez aller. Il s’agit donc ici d’identifier comment vous allez acquérir les savoir-faire, les savoirs et/ou les savoir-être envisagés.

Où pouvez-vous trouver l’information? Par quel moyen?

3. Formez-vous, par vous-même!

Cela est aujourd’hui simple et pas forcément (très) onéreux d’apprendre une nouvelle chose par jour dans votre domaine d’activité.

Vous pouvez consulter facilement les blogs, les réseaux sociaux, youtube, etc, qui traitent de ce sujet. Vous vous tenez ainsi informer des dernières pratiques de travail, innovations, dans votre métier ou dans celui que vous visez.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez vous inscrire sur des MOOC (Massive Open Online Courses). Par exemple, la plateforme FUN (France Université Numérique) est excellente pour trouver de nombreux sujets francophones. 

Vous pouvez même suivre des cours de Harvard depuis votre domicile 

Pensez également aux livres ou aux journaux spécialisés, dans lesquelles les ressources sont nombreuses à un prix abordable.

Et enfin, bien sûr, si vous avez besoin d’une formation plus complète, cela peut être la formation classique, en ligne ou en présentiel.

Important, ne pensez pas seulement à développer vos compétences techniques. Les compétences de bases (soft skills) sont de plus en plus attractives pour les employeurs. (J’en parle plus dans cet article).

4. Évaluer

Régulièrement, faites le point sur vos apprentissages, où vous en êtes.

Qu’avez-vous appris? Comment vous sentez-vous dans votre travail? Que voulez-vous maintenant?

Ajustez la ligne de conduite et l’objectif à long terme si besoin.

Recommencez au point 1, en vérifiant quels sont les besoins et les envies que vous souhaitez combler. 

Cycle d'amélioration continue de la sécurité professionnelle

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL

La sécurité professionnelle ne passe pas uniquement par l'aspect pécunier de votre travail. 

La reconnaissance peut s'acquérir par de nombreuses autres façons : le sens que vous donnez à votre travail, la qualité de vie, les conditions de travail...

Vous pouvez également consulté cet article "5 conseils pour sortir du manque de reconnaissance"

Le télétravail est d'ailleurs également un critère à envisager aussi bien pour la qualité de vie que pour les conditions de travail.

CONSEILS POUR BIEN TÉLÉTRAVAILLER

Avec la crise du COVID-19, et l’instauration du confinement par les États, télétravailler est une solution devenue obligatoire pour toutes les professions qui le peuvent.

Bien sûr, cela ne peut pas s’appliquer à tou·te·s,

C’est une réelle opportunité pour réinventer le travail (voir le modèle économique) et tester un mode de fonctionnement qui vous conviendrait mieux.

Voici quelques conseils que je peux vous partager pour que cela vous apporte du positif dans votre vie professionnelle future.

Les conseils donnés dans cet article "10 manières de rendre votre vie professionnelle amusante" sont également valable en télétravail (et même peut-être plus...)

1. Garder le contact

L’Être humain a besoin de relations avec les autres. Ce n’est pas pour rien qu’elles arrivent en premiers critères dans les risques psychosociaux.

Développer des relations saines et harmonieuses dans le monde professionnel, n’est pas toujours simple. L’un des avantages du télétravail est que vous voyez moins les collègues que vous appréciez le moins lol.

Mais pour les autres, aujourd’hui, avec les moyens que nous avons, vous pouvez les appeler régulièrement. Échangez sur vos tâches, sur votre journée, sur les dossiers. Cela peut se faire par téléphone bien sûr, mais également par visioconférence.

Informez également régulièrement votre manager·se. Le télétravail demande d’instaurer une relation de confiance gagnant-gagnant pour les 2 parties. 

Démontrez-lui qu’il·elle peut vous faire confiance et que vous pouvez gagner en autonomie (voir évoluer). De cette manière, si cela vous convient, il·elle acceptera que vous poursuiviez ensuite.

2. Organiser votre espace de travail

Cet espace dépendra de chacun·e. Mais avoir un lieu dans lequel vous vous sentez bien, qui vous inspire est important. Il doit bien sûr favoriser votre concentration. Dans votre chambre, votre salon, sur votre table à manger, trouvez un endroit qui vous convient.

Testez plusieurs choses également.

3. Planifier vos temps de travail et temps de repos.

L’avantage du télétravail est que vous gagnez du temps sur les temps de transport, mais le risque est également de trop ou pas assez travailler…

Vous évitez ainsi la procrastination ou au contraire la surproduction. Vous vous fixez des tâches et des objectifs clairs pour la journée.

Tout le monde n’a pas le même rythme, et là encore, il s’agira de trouver celui qui vous convient le mieux. Est-ce que vous travaillez mieux le matin ou le soir? Est-ce que vous préférez une longue plage horaire, mais avec des moments de repos régulier plus long dans la journée?

Vous pouvez ainsi vous libérer des rythmes imposés et trouver le rythme qui vous rendra plus performant·e. Vous prenez moins de temps pour une même tâche : très intéressant quand nous sommes en télétravail, car nous libérons ce précieux temps pour d’autres choses. Et vous maintenez un haut niveau d’énergie.

Si vous avez vos enfants à la maison, il faut instaurer des règles claires sur les temps de travail pour tou·te·s et les temps de repos et d’amusement.

Le petit truc en plus, essayez de préférence d’établir ces règles avec eux·elles, pour les impliquer et les responsabiliser, sans leur imposer…

4. Expérimenter

Repensez votre mode de travail et trouvez celui qui fonctionne le mieux pour VOUS. Amusez-vous à trouver une nouvelle manière de travailler.

Lorsque j’étais salariée, j’étais persuadée qu’il serait impossible de travailler à domicile. J’avais une croyance limitante sur le fait qu’il y aurait bien trop de distraction.

Cela fait maintenant 5 ans que je travaille à domicile, et j’adore ça!

Alors profitez de cette situation pour savoir si cela vous convient et de quelle manière vous pouvez rendre votre travail plus amusant.

Comment bien télétravailler?

L’AUTOCONFINEMENT

Pour terminer cette interview nous avons parlé du confinement. Subit pour Isabelle qui a été mise en quinzaine à domicile en rentrant de voyage et choisit pour moi.

Alors pourquoi me suis-je mis en confinement par moi-même. Tout d’abord, comme je vous le disais, je travaille à domicile depuis 5 ans. Et c’est vrai que j’ai cette chance que le confinement ne va pas changer grand-chose sur mon travail. (Si ce n’est vous trouver encore plus de conseils pour vous aider à sortir de cette situation dans les meilleures dispositions possibles pour votre travail).

Une question de responsabilité

Mais le plus important pour moi, c’est ma responsabilisation.

Je préfère être proactive et prendre mes décisions par moi-même, que d’être réactive et de subir les décisions d’autrui (et notamment celles du gouvernement).

Depuis fin février, j’ai passé un peu de temps à vérifier les informations et me  renseigner sur l’évolution au niveau mondiale de cette pandémie.

Sans être alarmiste, je me suis rendue compte qu’objectivement, je ne pouvais pas faire la politique de l’autruche. Ce nouveau virus est à prendre très au sérieux. Il était clair que son impact serait important au niveau mondial.

À ce moment-là, j’ai donc déjà décidé de ne plus faire la bise et garder des distances physiques raisonnables (je le rappelle, le seul moyen simple d’éviter la propagation exponentielle).

Et puis, j’ai pris une mesure plus drastique en début de semaine, par solidarité pour les personnels soignants, qui vont subir les inconsciences et les inconséquences des personnes qui ne respectent pas des mesures pourtant simples !

C’est donc pour moi un acte citoyen et humain. Je ne veux pas prendre le risque d’être une porteuse (même saine) et transmettre le virus aux personnes que je rencontre et de limiter sa propagation.

Explorez encore et toujours

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